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Composée en 1761, au moment où Haydn entre au service du prince Esterhàzy, la Symphonie n° 6 « Le Matin » appartient à un groupe de trois symphonies associées à différents moments de la journée (les n° 7 et n° 8 sont sous-titrées « Le Midi » et « Le Soir »).

Au début du premier mouvement, les instruments entrent successivement, évoquant ainsi le lever du soleil. L’œuvre, qui emprunte encore au genre du concerto (nombreux solos instrumentaux) et à la musique vocale (récitatif de violon au début de l’Adagio), témoigne de la cristallisation progressive de la symphonie de style classique.

Entre 1834 et 1838, Berlioz compose Les Nuits d’été, six mélodies pour voix et piano sur des poèmes de Théophile Gautier qui explorent les nuances du sentiment amoureux. Il orchestre Absence dès 1843, le reste du recueil en 1856, individualisant chaque mélodie par un travail sur le timbre sans équivalent à l’époque.

En 2013, Nicolas Bacri s’inspire des photographies du Coréen Ahae pour écrire A Day. Le discours musical des « Quatre images pour orchestre » accorde une place centrale aux « affects liés à l’émerveillement et à la consolation nés au contact de la nature », pour reprendre les termes du compositeur. Le passage de l’aube au crépuscule est traduit par la variation de deux motifs correspondant respectivement à l’absence et à la présence de lumière.

Cora Joris
Elève dans la classe d’histoire de la musique d’Hélène Cao


Berlioz, Les nuits d’été
Haydn, Symphonie n°6, Le matin
Bacri, A Day, 4 images pour orchestres (création mondiale)


Orchestre des jeunes du Conservatoire
Tiziana Piletta, Camille Scavelli, étudiantes de la classe de Fusako Kondo, solistes
Xavier Delette, direction