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Mercredi 27 janvier à 19h
CRR de Paris, 14 rue de Madrid, 75008 Paris
Auditorium Marcel Landowski


S’exiler c’est sortir du cadre, c’est sortir du rang.


performance dansée conduite par Afshin Ghaffarian, chorégraphe iranien
Souvent quand nous parlons des danseurs nous avons tendance à penser aux corps parfaits et ultra virtuoses. Nous ne pouvons pas réduire la danse aux techniques ou à la virtuosité. Parfois nous oublions l’essence même de la danse et de l’art en général qui est de s’exprimer afin de communiquer avec les autres. S’exprimer pour pouvoir partager nos expériences les uns avec les autres. La danse permet aussi d’échapper à toute sorte de catégorisation sociale. Et puis, pour entrer dans la danse, il faut s’« exiler » volontairement ! S’exiler c’est sortir du cadre, c’est sortir du rang… S’exiler c’est essayer de changer nos habitudes, nos conforts … Et peut être de s’exiler jusqu’à un certain état qu’est la danse… Ou bien s’exiler dans une petite île de liberté que nous portons tous en nous-mêmes, comme disait Grotowski… Chacun a son rythme vers cet exil… vers cette liberté ! Nous tenterons d’expérimenter cette démarche vers un autre état, vers un état inconnu ou peut-être oublié, état qui nous permet d’aller au delà des conventions et des catégories afin que la rencontre véritable soit possible. Que l’on soit musicien, comédien ou danseur, peu importe, l’important est de trouver une façon pour se rencontrer.
Afshin Ghaffarian

Spectacle « Lampedusa Beach » : Aller simple
“C'est un lieu commun, nous avons plus que jamais besoin d'écriture, d'écrivains, de théâtre, d'artistes. Nous avons besoin de cette matière artistique qui ne connaît pas de frontières et les abat quand elle les découvre. La poésie et l'art ne peuvent rester neutres face à la dérive humaine de notre temps. Leur raison d'être en viendrait à disparaître”
Lina Prosa

Réunir les étudiant(e)s d’art dramatique autour de leur écoute du monde. Prendre la parole ensemble. Faire sonner la langue. Sa respiration. Mettre en corps. A partir des fragments extraits du “Tryptique du Naufrage” écrit par l’auteure italienne Lina Prosa ; Lampedusa Beach(2003) Lampedusa Snow(2012) et Lampedusa Way(2014). A ces fragments s’adjoindront d’autres textes de Sonia Ristic , des poèmes de Mahmoud Darwich et De Erri de  Luca
Jean-Marc Popower


Performance : Avec la participation des étudiants des départements de danse, d’art dramatique et de la classe de percussions du CRR de Paris.
Lempedusa Beach : Élèves du départment d’art dramatique du Conservatoire Nadia et Lili Boulanger du 9e arrondissement. Jean-Marc Popower, coordination


© photo : Kolone