Conte musical,  « La nuit du 3e jour » d’Anthony Girard

Lundi 27 janvier, 19h à l’Auditorium
(à 14h45 une représentation jeune public est ouverte aux écoles de la ville de Paris).
La nuit du troisième jour. Conte musical pour récitant et neuf instrumentistes (1991). Texte du compositeur. Avec la participation des classes d’instrument et d’art dramatique du conservatoire. Jacques Saint-Yves, direction.

Ce conte s’inspire largement des écrits de Dennis Boyes et de Marie-Louise von Franz sur l’interprétation des contes de fées. Les symboles y sont décrits comme des forces destinées à initier l’enfant à la vie et à la découverte de lui-même.

Le récit reprend et agence librement certains éléments de la trame du conte traditionnel. À un moment donné de sa vie, l’homme se rend compte d’une immense lassitude, à l’image de ce Roi malade. L’explication d’un tel malaise pourrait être la suivante : l’âme - notre âme - (la Princesse) serait en quelque sorte prisonnière de désirs inconscients (le Dragon, dans les souterrains du château du Roi). Mais nous avons peur de voir la réalité en face. Un jour, s’éveille en nous la faculté de discernement (le jeune Prince). Avant d’affronter les épreuves, elle doit s’efforcer d’accéder à la Connaissance (située symboliquement en haut d’une montagne escarpée, sur l’autel d’une ancienne chapelle) et se libérer de la peur, sans quoi nous restons éternellement dépendants des soucis et des désirs. L’amitié qui se révèle pour finir entre le Dragon et le jeune Prince indique la nécessité de réconcilier en soi les forces que la morale courante présente comme antagoniste. Le mariage du Prince et de la Princesse se déroule symboliquement la nuit du troisième jour, lorsque l’être, à la fois libéré et unifié, renaît à une vie nouvelle.

Il est d’usage de réciter des contes aux enfants avant qu’ils ne s’endorment. La musique n’a-t-elle pas le pouvoir des rêves, en offrant à chacun une fuite hors du monde ? Pendant la musique, comme dans le sommeil, les images du récit dévoilent à l’enfant leur signification et travaillent dans les profondeurs de son être, y effectuant les métamorphosent qui l’aideront non seulement à affronter, comprendre et surmonter les difficultés présentes et futures, mais aussi à emmagasiner les forces nécessaires à l’éclosion de son évolution intérieure.

Anthony Girard

Anthony Girard
Né en 1959 à New York, a suivi des études au Conservatoire National de Musique de Paris, où il obtient de 1980 à 1986 cinq Premiers Prix (harmonie, contrepoint, analyse, orchestration, et composition), et à l’Université de la Sorbonne (DEA d’Histoire de la musique en 1985).

Ses premières compositions lui ouvrent les portes de la Casa de Velàsquez, où il séjourne de 1986 à 1988. Lauréat du Concours International de Besançon en 1988, le Prix Paul Belmondo de l’Académie des Beaux-Arts lui est décerné en 1992, et en 2001 il reçoit le Grand Prix Lycéen des compositeurs.

Ses œuvres pour orchestre ont fait l’objet de deux enregistrements monographiques par l’Orchestre Bernard Calmel en 1997 et en 2000.

Il a collaboré avec de nombreux orchestres, chœurs, et ensembles : l’Ensemble Orchestral de Paris (commande de Musique Nouvelle en Liberté), l’Orchestre Philharmonique de Radio France, direction Kyrill Karabits (commande de Radio France pour Alla breve), l’Orchestre Colonne, direction Laurent Petitgirard, l’Orchestre National de Lille (direction Paul Polivnick), le chœur et l’orchestre du Théâtre des Arts de Rouen, direction Frédéric Chaslain, l’orchestre symphonique de Voronej, le chœur Vittoria d’Ile de France, direction Michel Piquemal (commande de l’Evéché d’Evry pour l’inauguration de la Cathédrale en 1996), L’Orchestre des Gardiens de la Paix, direction Pierre Walter,’ Orchestre Bernard Calmel (plusieurs créations et deux CD monographiques), l’orchestre Musica viva de Moscou, direction Alexandre Roudine, l’ensemble Carpe Diem, l’Ensemble Musicatreize (commande du festival Octobre en Normandie), l’Ensemble Phœnix (commande de l’Auditorium du Louvre), l’Orchestre de chambre de Toulouse, l’Orchestre Symphonique Français, direction Laurent Petitgirardle Sextuor Opus 62, le quatuor Arpeggione et le trio Cappa.

Parmi les solistes, citons les soprano Françoise Masset, les violonistes Michael Appleman, Elena Denisova, Hubert Chachereau, Patrick Chemla, Alexis Moschkov, les altistes Antoine Tamestit, Alain Tressalet et Liviù Stanese, les violoncellistes Sergeï Sudzilovski et Jean-Luc Bourré, les flûtistes Kouchyar Shahroudy, et Patricia Nagle, les hautboïstes Daniel Arrignon et Jean-Pierre Arnaud, les clarinettistes Alexandre Chabod, Philippe Cuper, Florent Héaut et Sylvie Hue, les cornistes Florent Barrois et Daniel Catalanotti, le tubiste Ivan Milhiet, les harpistes Marielle Nordmann et Sabine Chefson, les guitaristes Alain Rizoul et Christian de Chabot, l’organiste Pascale Rouet, les pianistes André Diev, Hugues Leclère et Geneviève Girard...

 

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